[Appel à communications] L’initiale ornée, entre manuscrit et imprimé (France, 1450-1550), Colloque de clôture du projet ANR TypoReF (18-19 février 2027) | Date limite : 30 septembre 2026

La date limite du dépôt des propositions de communication est le 30 septembre 2026.

Le colloque aura lieu les 18-19 février 2027 au Centre d’études supérieures de la Renaissance à Tours. Il est organisé par Pascale Charron, Rémi Jimenes et Anna Baydova dans la cadre du projet ANR TypoReF.

Souvent délaissée par les historiens de l’art qui focalisent à juste titre leur attention sur les illustrations, les miniatures ou le décor marginal et réduite par les historiens du livre au statut de simple indice susceptible d’attribuer une publication à un imprimeur donné, l’initiale ornée occupe pourtant une place essentielle dans l’histoire visuelle du livre. À la croisée du texte et de l’image, de l’écriture et de l’ornement, elle est souvent le seul décor du livre. L’initiale ne joue pas seulement un rôle clef dans l’architecture de la page et la structuration du discours, elle contribue à inscrire le livre dans un univers esthétique déterminé ; ce faisant, elle joue un rôle déterminant dans la réception des textes par le lecteur. À la croisée de l’histoire de l’art, de la bibliographie matérielle et de l’histoire culturelle du livre, elle constitue ainsi un observatoire privilégié pour l’analyse des dynamiques de continuité, d’adaptation et d’innovation qui accompagnent le passage du manuscrit à l’imprimé.

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Publication | Claude Garamont, typographe de l’humanisme

Claude Garamont, typographe de l’humanisme, vient de paraître aux éditions des Cendres.
Par Rémi Jimenes.
Avant propos d’André Jammes.

Typographie classique par excellence, le Garamond est désormais omniprésent. Ses innombrables variantes numériques dominent de façon écrasante le paysage éditorial, et la quasi-totalité des ordinateurs de la planète possède au moins une police qui s’y rattache. Les caractères en usage aujourd’hui s’inspirent de l’œuvre d’un modeste artisan du seizième siècle : Claude Garamont. Personnage à la fois célèbre et mal connu, né vers 1515 et mort en 1561, ce graveur parisien se fit connaître en son temps comme l’un des grands rénovateurs de la typographie, au point d’être distingué par François Ier , qui fit de lui le « graveur de caractères du roi » et lui passa de prestigieuses commandes.

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